Commandos II

Apparu : Septembre 2001
Developeur : Eidos
Editeur :
Distributeur :
Site officiel: bullfrog.ea.com
Mon avis : Une suite parfaite pour Commandos.

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Ah, Commandos. De loin le plus dur des jeux de stratégie auquel j'ai jamais joué. Un jeu parfaitement original, seul dans son genre (enfin, avant les copies). Commandos vous donnait une poignée d'hommes, chacun des spécialistes hors pair dans leur domaine. Le Bèret Vert, par exemple, un expert au combat mains nues et le seul assez fort pour porter les cadavres des ennemis tombés, afin de les cacher. Le Sniper, qui ne ratait jamais son coup, le Conducteur, capable de conduire n'importe quel véhicule. Ou le Plongeur, le seul qui pouvait aller sous l'eau. Et les autres.

Avec ces soldats hautement entraînés, vous étiez chargé de prévoir et exécuter une vingtaine de missions, chacune différente et plus difficile. Ce jeu vous faisait croire que vous aviez vécu les moments les plus difficiles, les plus stressantes qu'il était possible d'imaginer, puis vous passiez à la mission suivante et vos yeux vous sortaient de la tête tellement c'était encore plus impossible.

Dans Commandos II, vous allez retrouver le Bèret Vert, le Sniper, le Plongeur et leurs amis, mais quelques changements ont été faits. Le Conducteur a disparu, désormais tous vos hommes savent tout conduire. Tous vos hommes peuvent aussi déplacer les cadavres pour les cacher, ou les fouiller. Une bonne chose, pensez-vous, jusqu'à ce que vous réalisez que ce supplément de liberté a un prix : le réalisme du jeu est devenu encore plus difficile.

Avec les améliorations de la technologie, bien des choses sont devenues possible et les développeurs ont pleinement profité des avancées des cartes et des processeurs modernes. Lorsque vos commandos sont silencieux, couchés ou rampant au sol, vous voyez vos hommes et l'environnement et tout vous semble normal. Puis, vous passez à l'attaque ou vos hommes se déplacent en courant, et vous voyez les ondes sonores qui ondulent comme une vaguelette sur l'eau - sauf que ces ondes sont auditives et vont vous montrer à quelle distance on peut entendre ce son. En plus, les animations sont superbes et de grande qualité, l'ensemble du jeu est très détaillé. Les arbres et les rochers ont un air normal, les sons des divers évènements sont d'un naturel exemplaire. Courir sur du bois, de l'herbe, des cailloux ou de la pierre produit des sons correspondants et plausibles, ce qui donne une indication claire du niveau de détail dont le jeu est capable.

Les défis des missions sont aussi bien que ce que le premier avait laissé comme impression. Même les missions d'entraînement sont bien ficelés, donnant un bon aperçu des choses à faire pour que vos hommes fassent ce qui doit être fait. Un bonus est la possibilité d'entrevoir ce qu'est la prochaine mission sans devoir compléter la mission en cours. Mais vous pouvez déjà être certain que ce sera plus dure qu'avant.



La plus mortelle des équipes commandos est de retour. Venez voir ce qu'ils peuvent faire.

Le choix des missions Séquence d'intro Dans le jeu

Comment peut-on ne pas apprécier ce jeu ? Eh bien, il y a un petit point qui sans aucun doute testera la patience de plus d'un. Le fait qu'on ne peut passer à la mission suivante sans finir celle qui est en cours est vouée à l'opprobre de certains. D'un autre côté, ce n'est pas vraiment la peine de passer à quelque chose de plus difficile si on n'arrive pas à gérer la mission actuelle, non ? De toute façon, ça ne pourra qu'être pire.

Un autre mauvais point possible est le manque d'éditeur de mission avec le jeu. Eventuellement, celui-ci pourrait voir le jour comme download gratuit (ouais, je sais, je rêve), après que les joueurs se soient familiarisés avec le jeu. Mais jusque-là, il n'y aura rien pour soutenir la communauté en dehors des possibilités multijoueurs.

Le problème le plus important, de mon point de vue, est le fait que ce jeu requière plus que deux écrans et bien plus que deux mains. Dans l'idéal, j'aimerais avoir un écran par commando, avec deux mains, la souris et le clavier aussi. Sans compter le nombre d'oeils nécessaires pour synchroniser tout cela. Le gros problème de Commandos II vient directement de son ainé : l'ennemi est contrôllé par l'ordinateur, qui peut tout diriger simultanément. Vous pouvez avoir le groupe le plus mortellement efficace qui ait jamais marché sur la surface de la Terre, mais vous ne pouvez en contrôler qu'un à la fois. Ceci vous place dans une situation d'autant plus stressante quand tout commence à partir en c.. en salade. Ce qui, bien entendu, précipite votre perte de contrôle avec une précision rapide et implacable.

Au final, la chose la plus frustrante est, sans le moindre doute, le manque total d'aide interactive dans les missions d'entraînement. Si vous lisez le livret d'instructions avant de commencer, vous y trouver une bonne notion générale des écrans et des options. Cependant, personne ne vous dit que les options et les menus sont dynamiques, comme dans Windows XP. Si vous ne lisez pas le livret et que vous espérez que Commandos II fera comme les autres jeux de nos jours et vous prendra par la main, alors vous allez être salement déçu et vos hommes se feront buter tant que vous ne l'aurez pas lu, ce foutu livret. Comme l'a dit quelqu'un ailleurs, ce jeu n'a pas une courbe d'apprentissage, mais une montagne d'apprentissage (dois-je dire, falaise ?).

Malgré tout, ce jeu a un potentiel énorme pour dépasser largement les attentes des fans du premier opus. Un titre qu'il faut avoir lorsque l'on se considère un fan de stratégie, nul doute sur ce point.