Historique de Performance Vidéo

Jusqu'au jour où j'ai acheté ma Voodoo2, je n'imaginai même pas que mon écran pourrait être si beau. Avant, j'avais eu l'habitude (tout comme vous, peut-être) des bons vieux gros pixels du 320x200, ou de quelques rares jeux en 640x480. Tout d'un coup, j'ai vu l'importance de ma carte vidéo d'une façon tout à fait différente. Sans avoir changé le processeur, j'avais changé entièrement mon plaisir de jouer.

Mais regardons l'évolution :


Date Elément Bus
juillet 1992 Orchid Farenheit 1280 1Mb ISA
juillet 1995 Diamond Stealth 2Mb DRAM PCI

avril 1997 Matrox Mystique 2Mb PCI
juin 1998 Creative Labs 3Dfx Voodoo 2 PCI

septembre 1999 Nvidia Riva TNT2 16Mb AGP

juin 2000 ATI Xpert@Play 8Mb AGP
juillet 2000 Creative Labs GeForce 2 GTS 64Mb AGP

août 2000 Creative Labs GeForce 2 GTS 32Mb AGP
septembre 2001 PixelView GeForce 3 AGP

Comme vous pouvez le constater, avant 1992 je ne m'intéressait pas vraiment aux cartes graphiques. Mais en 1992 j'ai finalement cédé aux sirènes de la performance et j'ai payé les $234 requis pour essayer une autre façon d'utiliser son PC. La carte Farenheit m'a donné beaucoup de satisfaction à l'époque - Windows 3.1 était plus rapide et ça se voyait.

Après m'être aperçu que le CPU n'est pas forcément le seul paramètre de puissance à prendre en compte, je me suis mis à l'écoute des informations sur les cartes graphiques. L'achat de la carte Diamond était le résultat d'un pari : une nouvelle carte mère pour essayer ce standard bizarre qu'était le PCI, et la carte graphique pour aller avec. Le résultat fût surprenant. La performance Windows creva littéralement le plafond ; même certains jeux bénéficiaient du nouveau bus. Toutefois, jouer était encore une occupation assez sereine sur PC. Aucun jeux de l'époque ne pouvait retranscrire correctement la sensation d'être au volant d'un bolide.

En 1996 j'ai eu mon premier Pentium 133, et l'année d'après une carte Mystique. Ce fût le début de la fin pour l'accroissement de la puissance sous Windows. Matrox est une référence excellente pour ce qui est de la 2D et j'ai apprécié les possibilités de la carte. Cependant, j'étais très déçu par sa performance 3D tant vanté : elle était nulle. Comme preuve de cela, Matrox dût sortir une carte add-on, la M3D. Cette deuxième carte fournissait des performances 3D tout à fait moyennes du fait de son chip PowerVR. Malgré cela, je lui dois tout de même d'avoir pu découvrir Quake II d'une façon toute nouvelle et d'avoir vu MechWarrior II sous son meilleur jour. De ce fait, je ne voue pas Matrox aux Enfers pour toute l'éternité, mais seulement jusqu'à ma mort. J'ai commis l'erreur de croire en la machine commerciale et j'ai fini par devoir acheter deux cartes pour obtenir pas tout à fait ce que je voulais. Et pas de mises à jour du driver non plus. Ca pue, Matrox, et je te l'ai dit.

Le vrai bonheur combla mon désir du jeu lorsque j'ai eu ma Voodoo 2. Des graphiques sublimes et une sensation de puissance encore jamais atteinte me transportèrent. C'était le paradis. Et la promesse que des processeurs plus puissants ne feraient qu'améliorer les qualités de la carte éait la cerise sur le gâteau. Le gâteau dura à peine quinze mois.

De fait, le standard AGP fit son apparition en 1999 et prit le monde du jeu par surprise. Aucune carte Voodoo 2, quelque soit le processeur, ne pouvait espérer tenir face à une TNT2 sur AGP. Je suis persuadé qu'une partie du succès de NVidia est dû au fait qu'à ce moment-là, ils se sont dédiés AGP avant 3dfx avec un produit aux qualités au moins comparables. Même le chip Intel 712 intégrés aux cartes mères, mauvais comme il l'était, fournissait plus d'images à la seconde grâce à son utilisation du bus AGP. Au revoir, Voodoo 2, bonjour NVidia et vive le nouveau roi.

Comme avant, les choses se sont accélérées après 1998. Dans les quinze premières années (mon Dieu!) j'ai acheté quatre cartes vidéo ; dont deux parce qu'il le fallait. Dans les trois ans qui suivirent, j'en ai acquis pas moins de cinq, dont une seule parce qu'il le fallait (la carte ATI Rage a accompagné le Céleron en bundle et je ne m'en suis jamais servi).